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Catégorie :À bord

Pourquoi rester assis pendant la traversée ?

La réponse courte

Parce qu'un bateau ne prévient pas quand il bouge. Le sillage d'une vedette, un virage dans le chenal, une vague de travers : debout, on tombe. Assis, on se tient.

Dans le grand salon passagers du ferry qui gîte, Yanis, debout dans l'allée avec son téléphone et son café, part de travers, le café en l'air, pendant que les passagers assis suivent le mouvement sans broncher.
Le café a traversé. Pas dans le bon sens.

Le pourquoi

Sur un bus, le freinage est la seule surprise. Sur une navette, il y en a trois. Le roulis, quand une vague ou le sillage d’un autre bateau la prend de côté. Le tangage, quand elle monte et descend sur la houle du chenal. Et la gîte, quand elle vire pour s’aligner sur le ponton. Aucun des trois ne se voit venir depuis l’intérieur.

Le pilote, lui, les voit. Mais il ne peut pas les éviter tous, et il ne peut pas prévenir à chaque fois. Un passager debout dans la coursive, les mains occupées par un téléphone et un café, n’a aucune prise. Il part avec le mouvement, et c’est souvent la tête qui arrive la première contre un montant.

Assis, le corps absorbe tout cela sans y penser. C’est pour cela que les places sont comptées en sièges et non en mètres carrés : sur une navette, chacun a le sien, et il est fait pour la traversée entière.

Les photos, on les prend depuis son siège ou à l’arrêt, au ponton. La baie ne bouge pas, elle sera encore là.

Ce qu'on peut retenir

  1. Roulis, tangage, gîte : trois mouvements qu'on ne voit pas venir de l'intérieur.

  2. Debout, mains occupées, on part avec le mouvement. Assis, on l'absorbe.

  3. Chaque passager a un siège : il est fait pour toute la traversée.

Pour aller plus loin

  • Société nationale de sauvetage en mer, prévention des chutes à bord
  • Bureau d'enquêtes sur les événements de mer, rapports sur les blessures de passagers par mouvement de plateforme